Actualité revendicative à la CED de la FAPT 76 du 20/03/2019 (par Ludivine Guidat):

Chers Camarades,

 

Aujourd’hui, c’est le printemps… sur le calendrier peut-être mais pas dans nos têtes…

Les avocats sont en colère,

Les gardiens de prison sont en colère,

Les agents d’EPHAD sont en colère,

Les enseignants sont en colère,

Les assistantes maternelles sont en colère….la liste est longue.

Les maternités ferment,

Les classes d’école ferment,

Les bureaux de Poste ferment…là aussi, la liste est longue.

 

Des initiatives se déploient sur tout le territoire et dans toutes les professions.

La situation est préoccupante. Le gouvernement met en place la Loi El Khomeri, les ordonnances Macron auxquels on peut ajouter de nouvelles casses avec la privatisation d’Aéroport de Paris, de la Française des Jeux ou d’Engie. Mais, ils leur en restent sous le coude avec la réforme de la retraite à points, par exemple.

 

La colère gronde parmi les « laissés pour compte » qui ne parviennent toujours pas à boucler leur budget d’autant que les carburants sont repartis à la hausse significative.

 

Nous sommes dans l’urgence, l’urgence sociale, l’urgence économique, l’urgence écologique.

L’urgence est devenue une manière d’être, un style qui caractérise les conduites ordinaires. On est tout le temps pressé. On vit dans l’instant, dans l’immédiateté. La logique de l’urgence ne permet pas de concevoir l’avenir.

 

Le 52ème Congrès sera l’occasion de faire une parenthèse pour construire notre avenir. Il faut que les salariés en souffrance minés par des cadences infernales, des conditions de travail déplorables retrouvent la parole.

 

La branche courrier de la Poste n’est pas en reste en réhabilitant des locaux insalubres pour isoler les facteurs dans les îlots sans fenêtres, où la sécurité, la promiscuité et le rythme de travail sont proches des ateliers clandestins !

 

Au réseau, même punition : les collègues doivent subir des conditions de travail déplorables sans se plaindre….Le fouet n’est pas là, mais les sanctions pleuvent !

 

Et pendant ce temps-là, chez Orange, les salariés ont reçu un tee-shirt en guise de reconnaissance de leur implication pour la progression du résultat net de 5,8%.

 

Nous ne pouvons pas continuer à courber l’échine !

 

La préfète de Seine-Maritime vient de prendre un arrêté interdisant aux manifestants d’approcher à moins de 300m du rond-point des Vaches.

 

C’est une mesure supplémentaire visant à interdire les distributions de tracts, les rassemblements, les manifestations. C’est aussi une nouvelle mesure contre le droit syndical.

 

Ne nous arrêtons pas de manifester, de nous exprimer.

La France est le pays de la liberté d’expression et des droits de l’homme, Soyons en fiers.