Actualité revendicative à la CED le 20 décembre 2018 (Brigitte Mognot):

En cette fin d’année, nous assistons à un feu d’artifice de luttes dans tous les secteurs d’activité :

– Les lycéens contre  parcours sup, la réforme du BAC et la fin de l’enseignement de toutes les matières dans chaque établissement qui instaurent une inégalité et une sélection.

– Les avocats contre la fusion des TGI et des TI, et les modifications de la procédure pénale des gardés à vue.

– La fonction publique territoriale contre la privatisation de services publics (aide à la personne, transport en commun, services sociaux)  réclame une revalorisation salariale, de vrais emplois statutaires et le maintien de leur système de retraite et de protection sociale.

– le syndicat VIGI des policiers, solidaire des gilets jaunes sur le pouvoir d’achat réclame le paiement des quelques 25 millions d’heures supplémentaires et des revalorisations salariales

– Les centres de distribution de courriers, en lutte contre la coupure méridienne, les réorganisations de travail, ont obtenu des avancées, voire la suppression de la pause méridienne selon les centres

– Les éboueurs de Caudebec-les-Elbeuf, qui après 8 jours de grève ont obtenu la revalorisation de leur prime de pénibilité

– les salariés d’EUROPAC de St-Etienne-du-Rouvray, réclament une prime de 1000 euros soit 0,4 % du gâteau, À un groupe ayant un résultat positif de 48 milliards

Pour faire simple, les travailleurs en ont marre de se faire exploiter pour des salaires de misère ; ils veulent à juste titre une part du gâteau.

Le mouvement des gilets jaunes a pris une ampleur inattendue tant les privations, l’injustice sociale et l’arrogance du pouvoir ont atteint une limite insupportable.

La coupe est pleine. La vapeur a poussé le couvercle de la cocotte  la cocotte-minute, provoquant  une explosion de rage et de revendications.

Ce gouvernement  méprise les travailleurs, accorde de plus en plus de privilèges aux riches en supprimant l’ISF ? En favorisant la hausse des dividendes, et sans volonté réelle de punir  l’évasion fiscale.

 

L’état est responsable des :

– fermetures de classes dans les écoles

– des fermetures de services hospitaliers

– du manque de médecins

– des fermetures de services publics en zone rurale

– des baisses  de dotation aux collectivités territoriales

Face à ces manquements graves, les français crient tous en chœur :

 MACRON DÉMISSION !

 

En 10 ans, les plus modestes ont gagné 2,3 % de pouvoir d’achat alors que les 10 % les plus riches, qui  détiennent 1/4 des richesses françaises ont vu leurs revenus augmenter de 42 %.

Les patrons perçoivent du CICE, et ferment ou délocalisent les lieux de production, se font verser des salaires indécents, comme Carlos Ghosn qui gagne plus de 40000 euros par jour  et qui trouve le moyen en plus de magouiller pour gagner plus. Il se croyait intouchable, mais au Japon, pas d’amis pour le sauver ! En prison, le tricheur !! Dernière nouvelle, il va bientôt sortir !

Il faudrait être sourd, aveugle, ou ermite….ou président de la République pour ignorer la révolte des Français.

Retiré dans son palais doré, Monseigneur Macron a convoqué son premier ministre :

– Dites-moi, Édouard, qui sont ces gueux en jaune, qui campent sur les routes ?

– Monsieur le Président, l’heure est grave, le peuple a faim et fomente une révolte

– Donnons-leur le pain qu’ils réclament

– Monsieur le président, ils veulent plus que du pain, ils réclament des pièces d’or

– Ah non, ils me coûtent déjà un pognon de dingue avec les prestations sociales !

– Mais, monsieur le président, ils réclament aussi votre tête

– Convoquez le Conseil, ils faut les faire taire en leur distribuant quelques « miroirs aux alouettes »

Et ainsi, on assista à des jets de poudre aux yeux, de poussières d’or et des tours de passe-passe dignes des plus grands magiciens.

La suite…la fin  de ce feuilleton dans quelques jours, semaines ; laissons passer la trêve des confiseurs.

Néanmoins, cette fièvre jaune doit nous faire réfléchir sur nos prochains modes de revendications.

Pourquoi, ce groupe en lequel personne ne croyait a tenu la place pendant 3 semaines, bravant la pluie, le froid et la colère des automobilistes  et négociant directement avec le pouvoir ?

Quel avenir et quelle crédibilité pour l’OS ?

Les résultats des élections en demi-teinte, avec la progression inquiétante des gilets oranges doivent nous questionner sur les prochaines orientations et modes d’action.