Actualité revendicative à la CED le 15 Novembre 2018 (Marie Jeanne YGOU):

Fidèle à ses méthodes, Macron, par la voix de son premier ministre, nous annonce régulièrement par voie de presse, un ensemble de mesures violentes contre les plus modestes,les familles, les retraités, les agents de la fonction publique et au final contre l’ensemble du monde du travail. Mesures qu’il assume bien sûr, et que ses gentils sous fifres assument également quoi qu’ils se passent en France.
Contrairement aux prévisions vendues, la croissance ne sera pas au rendez-vous, ce qui
prouve bien l’inefficacité des mesures prises. Pire, les orientations assumées de ce gouvernement vont aggraver la situation du pays.
Dans son obsession à toujours être au service des premiers de cordées et malgré un habillage marketing peu convaincant, tout le monde aura noté que les propositions libérales du premier ministre ont toutes déjà été testées…. sans succès.
Les richesses créées par le travail servent essentiellement à alimenter les principales places boursières qui affichent des performances record ainsi que les dividendes versés dans le monde qui atteignent des sommets.

S’agissant des heures supplémentaires « désocialisées », Eric Heyer, économiste à
l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), indique que la mesure de
défiscalisation des heures supplémentaires mise en place par Sarkozy fut à l’origine de pertes d’emplois comprises entre 52 000 et 95 000 postes en 2011, sans que sur la même période le pouvoir d’achat des ménages ne s’en ressente. Bref, une mesure « Tue l’emploi » !!! Et pourtant, on recommence.

Tout comme le CICE qui devrait représenter un budget de 20 milliards d’euros pour une
efficacité quasi nulle.

Concernant la fin de l’indexation de la hausse des pensions de retraite sur l’inflation, les
retraités sont des cibles privilégiées des gouvernements successifs. Leur pouvoir d’achat, déjà largement entamé, sera encore réduit. Et c’est sans compter sur la retraite à point… Cette succession de mesures anti retraités vise à diviser encore un peu plus les générations de travailleurs.
Pour ce qui est de la suppression des postes de fonctionnaires et de la réduction des emplois aidés rien de nouveau là non plus. Les libéraux ont très scrupuleusement cassé le service public qui constitue notre bien commun et le dernier rempart contre la division extrême de la société.

Lundi 29 octobre, le gouvernement a annoncé ses mesures pour la réforme de la fonction publique. Parmi celles-ci, l’exécutif souhaite faciliter le départ des fonctionnaires vers le privé. Des plans de départs volontaires vont être mis en place avec, à la clef, une nouvelle contrepartie : une indemnité équivalente à deux ans de salaire. Les fonctionnaires pourraient même bénéficier des allocations chômage après leur démission ou après leur premier emploi dans le privé. Malheureusement, des gens qui n’en peuvent plus ont pu penser qu’ils allaient pouvoir partir, qu’on allait leur offrir monts et merveilles. Il a fallu que le gouvernement rétablisse les choses. Depuis, le gouvernement ne prononce plus l’expression «plan de départs». Le nom officiel du «chantier» qui semble être discuté avec les syndicats depuis la mi-juin est devenu : «Accompagnement renforcé des agents dans leurs transitions professionnelles et dans leurs mobilités».

Autre raison de mécontentement, l’augmentation du prix de l’essence et une énième baisse du pouvoir d’achat. Sous des prétexte soit disant écologiques, le montant des taxes continue d’augmenter, étouffant les travailleurs pauvres ou de classe moyenne devant parcourir bon nombre de kilomètres pour se rendre sur leur lieu de travail. Ils n’ont qu’à s’acheter des véhicules propres entend-on dans les médias. Mais encore faut-il en avoir les moyens !

Pendant que ceux qui ont les moyens peuvent eux, continuer de rouler dans des 4×4 très
polluants, comme par exemple, Nicolas Hulot et bien d’autres.
Présentée comme la solution ultime par beaucoup, la voiture électrique n’est pas si propre
qu’on veut bien le croire (matériaux utilisés très polluants, production d’électricité, extraction des métaux rares, fabrication des batteries, recyclage des batteries non prévu à ce  jour…)

De nombreux éléments entachent son bilan écologique, parfois pire que celui d’une voiture essence ou Diesel.
Une grosse partie du peuple se trouve étranglée pendant qu’une minorité continue de s’enrichir et que l’évasion fiscale dans ce pays s’élève à 100 milliards d’euros par an, augmentant, chaque année de 20 milliards depuis 2013.
Jour après jour les masques tombent. Ce président ne fait plus illusion. Mais des illusions, en a-t-il seulement faites un jour ? Pas en ce qui nous concerne.
Pourtant des solutions existent pour redresser l’économie, redistribuer les richesses et
améliorer les conditions de vie et de travail pour toutes et tous.