Actualité revendicative à la CED du 31 mai 2018 (par Karine Leprevost)

Nous sommes le dernier jour du mois de mai et avec lui partira pour quelques temps la médiatisation de mai 68 nous rappelant qu’il y a 50 ans les étudiants bloquaient les universités et que les usines étaient occupées par les travailleurs tous en lutte pour leurs revendications.

L’attaque de notre modèle social depuis ces dernières années aurait pu nous faire espérer que cet anniversaire allait être fêté car nous aussi nous avons de quoi nous révolter : Attaque du pouvoir d’achat, facilité des licenciements abusifs, le taux du chômage, la sélection à l’université, le secret des affaires, les attaques contre ceux qui défendent leur emploi et l’intérêt général, les profits records des entreprises, etc.

Lorsque j’entends que le CAC 40 affiche des profits records et que 68% sont reversés aux actionnaires pendant que la part aux salariés n’est que de 5% je ne comprends pas pourquoi il n’y a pas plus de réaction des salariés, moi ça m’insupporte.

Les richesses n’ont jamais été aussi grandes en France et aussi mal partagées. La Poste et Orange sont dans cette même logique.

Le PDG d’Orange qui vient d’être reconduit pour un 3ème mandat permet aux actionnaires de toucher de la part du groupe Orange près de 2 milliards d’euros de dividendes par an. Le groupe La Poste qui affiche 1,012 milliard de résultat d’exploitation pour 2017 a reversé à son personnel des miettes.
A quand une prise de conscience que de l’argent il y en a et que nous sommes en droit d’en réclamer pour un meilleur salaire, de meilleure condition de travail et une réduction du temps de travail ? A quand un rapport de force suffisant pour renverser cette dérive patronale ? Et bien apparemment ce n’est pas pour maintenant !

Les nombreux rassemblements, manifestations et grèves publiques-privés à l’appel de plusieurs organisations syndicales depuis des mois ou comme samedi dernier (26 mai) à l’appel aussi d’associations et de partis politiques … ne soulèvent pas les foules.
Bien que l’existence de ce rassemblement samedi soit historique, malheureusement la marée populaire escomptée n’a pas été au RDV. C’était pourtant une occasion de voir ceux qui ne veulent pas faire grève considérant qu’une journée de grève n’est qu’une perte d’argent.

Alors ! Faut-il y voir une résignation ou que toutes ces attaques contre la classe moyenne ne sont pas si catastrophiques ? Pourtant la contestation existe, la convergence des luttes est primordiale, il est nécessaire de créer un mouvement fort pour exiger d’autres choix économiques et sociaux pour le bien de tous.

Laisser un commentaire