Déclaration CGT CHSCT UIN Orange des 20 et 21 Décembre 2017

L’attaque contre le monde du travail est frontale. Satisfaire l’appétit du patronat est le maître mot du président Macron et du Gouvernement Philippe. Et ce la va vite, sans débat, les ordonnances ont été ratifiées le 28 novembre alors que 65% des Français y restent opposés. Alors que les réformes du droit  du travail se sont succédées ces dernières années sans jamais rien produire de significatif sur le front de l’emploi, que partir du postulat que la réglementation du travail est un frein à l’embauche est une escroquerie intellectuelle. Dans le même temps, les dividendes versés aux actionnaires battent des records. C’est 220 milliards d’euros donnés aux entreprises chaque année, soit 10% du PIB. Le budget 2018 de régression sociale, est dans la même logique, il va toucher 10 millions de retraités, par la hausse de la CSG de 1,7%.

A l’opposé de l’austérité, la campagne sur le coût du capital reste entièrement d’actualité. Les solutions à la crise sociale se trouvent dans une politique réorientée vers les salaires, les retraites, les allocations chômage, les minima sociaux, les services publics et la ré industrialisation de ce pays. L’économie réelle est là. C’est avec ces valeurs que la CGT pèsera sur les négociations salariales qui ont commencées le 14 décembre dernier.

Pour en revenir à ce CHSCT, il n’y a qu’à constater que les dossiers que vous nous présentez n’ont qu’un seul but : toujours plus de rentabilité au mépris des conditions de travail et de la santé physique et psychologique des salariés. C’est certainement la raison pour laquelle vous recherchez à écarter coute que coute le sujet sur les PEMP.

Les problèmes de sécurité sur les nacelles à l’UI.N sont récurrents et graves. Les directions, quelques soit le niveau hiérarchique, sont sourdes et aveugles aux nombreuses alertes faites par la CGT. Attendraient-elles l’accident irréparable ? C’est dans ce contexte, qu’il nous parait indispensable qu’un CHSCT extraordinaire se réunisse afin de déterminer la meilleure prévention des risques possible. Encore une foi, la direction y attache peu d’importance. C’est ainsi que notre demande de CHSCT du 6 décembre 2017 est refusée. La direction désirant noyer le sujet au milieu des nombreux points de l’ordre du jour du CHSCT d’aujourd’hui. Notamment en l’incluant à une point qui même s’il traite des PEMP, n’a rien avoir avec les désordres constater sur les nacelles incriminées.

La CGT tient à rappeler à la direction que refuser une demande de CHSCT extraordinaire, constitue une entrave, sauf à en faire valoir un caractère abusif des élus  auprès de la juridiction compétente.

Il nous faut aussi revenir sur l’ordre du jour du dernier comité d’établissement de la DONC. C’était la première foi qu’il était présenté un sujet en l’occurrence : “le panorama du domaine de l’intervention” sans projet de restructuration, de fusion, de mutualisation ou autre piège que les directions d’Orange sont coutumières. Que cachait vraiment ce sujet ? Serait-il annonciateur de profond bouleversements des métiers de l’intervention ?

Concernant  les procès verbaux de CHSCT, force est de constater que l’organisation syndicale arrivée en tête en 2014 aux élections professionnelles à l’UIN n’a pas fait le travail. Nous avons eu une mandature sans procès-verbal sauf pour le CHSCT des 18 et 19 septembre 2017, mais celui-ci ne permet pas d’avoir un état objectif des échanges faits en séance. Ce qui est dommageable, c’est que les remarques CGT restent lettre morte de la part du secrétaire. La délégation CGT tient à rappeler la décision collective des élus et mandatés : “des procès verbaux rédigés en mot à mot” Le précédent secrétaire y arrivait, pourquoi ce n’est-ce plus possible ?

Il est temps que la direction fournisse des moyens de retranscription des enregistrements des séances afin que pour la mandature à venir, que cette entrave ne se reproduise pas.

20 points à l’ordre du jour avec un CHSCT tous les trimestres ce n’est pas responsable. La CGT prend le pari, il faudra encore une troisième journée de réunion pour boucler cet ordre du jour. On le sait, la direction a l’intention d’expédier les sujets, ce n’est pas une façon de faire de la prévention. Pour les élus CGT, il serait préférable et efficace de revenir à des CHSCT comportant moins de points, sur une journée et convoqué de manière régulière comme une fois par mois. Il serait aussi beaucoup plus sain que cette instance se rapproche du travail avec de périmètres plus petits. C’est dans ce sens que la CGT ira prochainement aux négociations sur les périmètres.

En externalisant, la direction à déporté les risques, la CGT demande à ce qu’un point analyse soit fait au prochain CHSCT et une fois par trimestre, sur les accidents, droits de retraits et maladies professionnelles concernant les salariés des entreprises partenaires et sous-traitantes travaillant pour Orange sur le territoire de notre unité.

L’heure n’est pas à la résignation. C’est le sens de l’action de la CGT partout ou elle se trouve elle défendra les intérêts des salariés quelque soit son statut ou celui de son employeur.