Actualité revendicative de la CED du 76 de Juillet

Nouveau Président, nouveau gouvernement, nouveau parlement, vieille politique !
Président le plus mal élu de la V République avec 17% du corps électoral au premier tour Mr Macron fait semblant de croire qu’il l’a été sur son programme alors qu’il ne doit son poste qu’à l’effet Le Pen.
La démocratie dans notre pays est bien malade, 58% d’abstention aux élections législatives, une banalisation des idées de l’extrême droite, une volonté gouvernementale d’inscrire dans la loi les mesures répressives de l’état durgence.
Se rassembler, manifester, se déplacer deviendrait plus difficile, l’internement préventif serait banalisé.
Depuis l’application de la loi Macron, en août 2016, les saisines aux prudhommes ont diminué de 40%, du fait dune procédure de plus en plus compliquée.
En juillet 2015 Emmanuel Macron expliquait quil manquait un roi à la France, c’est sûrement pour parer à cette lacune quil a choisi Versailles pour un discours devant le congrès voulant imposer aux élus une vision politique sans contestation. Congrès que les députés PCF et FI ont boycottés.
La vision autocrate « macroniste » est celle dun parlement muselé, au rôle de spectateur, le nombre des parlementaires diminuerait d’un tiers et les sessions limitées à trois mois par an.
Sa « république morale » est déjà engluée dans les scandales et Mr Macron sermonne la presse qui dénonce les « affaires ». Infraction pénale en matière d’atteinte aux biens, manquements au devoir de probité, abus de confiance, recel, manipulation de cours de bourse, contournement de l’impôt, domiciliation d’entreprise dans un paradis fiscal, dissimulation de revenus, escroquerie à lassurance-maladie, faux témoignages, conflit dintérêts, ses députés truands n’ont aucune honte à lheure ou Philippe Poutou et les militants CGT de l’automobile sont condamnés à des amendes pour jets de confetti au salon de l’automobile.
Le paysage dune gauche éclatée ne peut quinquiéter, avec un Parti socialiste qui après avoir dominé la vie politique et disposé des pleins pouvoirs pendant 5 ans perd 90% de ses députés, la gauche de transformation sociale bien que plus nombreuse en terme délus ne l’ai pas assez pour peser seul sur le rapport de force.
La droite traditionnelle perdante d’une élection imperdable voit une partie de ses élus passé avec armes et bagages dans le parti macroniste et rejoindre les tenants de la ligne économico-libérale du parti socialiste. Ce nouveau parti adoubé par le MEDEF bien que présentant de nouvelles têtes recycles les vieilles idées de droite sous un discours de modernité.
La présence à sa direction et dans les instances de l’état de personnalité issues des directions dentreprises, des grandes écoles, du monde de la finance incarne le rêve de Gattaz, le patronat au gouvernement.
Philippe Martinez dans le journal l’humanité Dimanche a déclaré «  les syndicats sont le seul obstacle que Macron peut rencontrer ».
Mais s’il peut être le fer de lance d’une nouvelle résistance au projet de régression sociale du président Macron, le mouvement syndical et particulièrement la CGT doivent rechercher des points d’appui, que ce soit auprès des usagers des services publics, des populations et des élus capables de relayer leurs préoccupations.
Le projet « macroniste » est un remodelage en profondeur de notre société ou tout doit être subordonné aux intérêts des plus riches, son objectif est d’effacer tous les acquis sociaux depuis 45 les seuls limites sont les capacités de résistance du monde du travail.
Le discours sur une modification des régimes de retraites et son financement revient dans l’actualité. Le système par capitalisation promut en son temps par Sarkozy et enterré à la suite de la crise des « subprimes », retrouve grâce aux yeux de certains. Encore une fois lexemple américain nous montre le danger ou les fonds de pension ont spéculé et perdu, leur rendement ayant plongé en 2016 les revenus des retraités sont revus à la baisse.
Le gouvernement est pressé et pas si sûre de lui pour vouloir en bafouant la démocratie légiférer pendant l’été à coup dordonnances.
Quand des membres du gouvernement parle dun code du travail destiné à embêter les entreprises et nuisible à la compétitivité il est bon de rappeler que sa vocation est avant tout de défendre les salariés.
Et pourtant, interrogé par lINSEE, 18% seulement des patrons déclarent que le code du travail est une barrière à l’embauche.
Cela fait 20 ans que les gouvernants sattaquent aux protections et droits des travailleurs et le chômage continue à augmenter.
Comme tous les ans, tel « jupping jack flash » sortant de sa boite, Didier Migaud président de la cour des comptes nous ressert un rapport appelant à plus d’austérité pour les salariés et les services publics, à quand un audit des gaspillages capitalistes par les travailleurs.
Et sil y a perte de ressources c’est bien du fait de la baisse de limpôt sur les sociétés à 28% alors que les prélèvements sur les ménages ont augmenté.
Pas un mot pour remettre en cause CICE et cadeaux aux patrons qui pèsent pour 40 milliards sur létat.
Si la philosophie des réformes à venir nous est connue les textes précis restent à paraître le déni démocratique continu et sil est servile avec le patronat Macron affiche son mépris du peuple et des organisations syndicales.
Pour la première fois à la suite d’une élection présidentielle il n’y aura pas de coup de pouce au SMIC.
Dans son discours au parlement Edouard Philippe, premier Ministre, dénonce une « addiction à la dépense publique », dans le collimateur 120 000 emplois dans la fonction publique dont 70 000 dans la territoriale et pourtant jamais le PIB na été aussi élevé, jamais la France n’a été aussi riche.
Lopinion nest pas dupe, 27% se disent convaincu par son discours, celui du Président Macron devant le congrès ne convainc que 26% des sondés.
La remise en cause du CDI tel qu’actuellement amènerait davantage de précarité.
Plafonnement des indemnités prudhomales, facilitation des licenciements économiques, élargissement des possibilités daccords d’entreprises dans le logique du moins disant pour le salarié, fusion des instances représentatives pour affaiblir les syndicats, le menu pour être copieux sera dur à avaler.
Le nombre de conventions collectives serait ramené entre 50 et 100 au lieu de 700 actuellement, avec pour objectif de tirer tout le monde vers le bas.
Dans le même temps la répression syndicale bat son plein, amendes, licenciement pour ceux qui relèvent la tête.
La journée de mobilisation du 27 juin à réuni 1000 manifestants aux rassemblements de Rouen, Dieppe, Le Havre contre les projets d’ordonnances du gouvernement et a permis une sensibilisation dans les entreprises.
Si cette initiative a rencontrée peu d’échos compte tenu de la période elle indique clairement que la CGT entend sopposer au nouveau pouvoir.
L’abandon des salariés de Whirlpool de Amiens par le gouvernement est un bel exemple de la collusion de celui-ci avec le patronat, c’est un cas de licenciement boursier ou lon ferme une usine rentable en France pour la délocalisée vers un pays à moindre coût salarial pour augmenter davantage les dividendes des actionnaires.
Cet exemple comme bien d’autres montre l’absence de politique industrielle dans notre pays.
La lutte des GM&S nous montre le chemin des résistances, ou les salariés interpellent létat actionnaire sur ses responsabilités, exigent le maintien des emplois et la garantie de commandes.
Les conducteurs de camion de produits dangereux dans une grève à 70% à lappel de la seule CGT ont obtenus des avancées significatives entre les deux tours des présidentielles.
Peu médiatisées des luttes et des succès quotidiennement montrent que rien n’est fatal.
Le succès du parti travailliste en Angleterre fort de 600 000 adhérents et du soutien des syndicats démontre qu’il est possible de s’opposer aux politiques daustérité, que le monde du travail doit trouver dans la société les convergences les plus larges.
Dès à présent nous devons préparer la journée d’action nationale du 12 septembre.
A cette fin notre syndicat enverra des tracts durant l’été dans tous les services, nous devons partout où cela est possible déposer des préavis locaux sur les revendications des personnels.
A l’appel de notre confédération nous devons oeuvrer au rassemblement sur des propositions alternatives.
Même si leurs positionnement n’est pas très clair, FO et la CFE-CGC n’excluent pas de participer à cette journée.
La riposte pour d’autres choix se prépare avec des initiatives et temps forts dans lesquels doit s’inscrire notre syndicat.
Le collectif « services publics » de l’UD 76 propose une campagne de sensibilisation sur la déshumanisation et les enjeux de la révolution numérique qui pourrait dans les mois à venir aboutir à une journée daction.
Louverture des premières lignes TGV concédées au privé, la déclaration du PDG dOrange sur une privatisation à 100% montrent la pertinence de notre démarche sur le service public et limpératif de trouver des convergences avec les camarades dautres fédérations.
Nous devons tous nous engager pour renforcer linfluence de la CGT lors des élections à Orange et dans la fonction publique fin 2018.
Pour rappeler notre exigence au droit au WE notre syndicat a lancé une pétition pour les ponts et déposé des préavis départementaux pour le 15 juillet.