Déclaration préalable CNSHSCT UES ORANGE des 02 et 03 Février 2016

Tout d’abord, la CGT Fapt condamne avec force les peines de prison ferme, prononcées par le tribunal d’Amiens, à l’encontre de nos camarades de Goodyear et exige leur relaxe immédiate.

Pour la première fois depuis un demi-siècle, un gouvernement a demandé que soit requis des peines de prison ferme contre des syndicalistes pour avoir participé avec les salariés à des actions en vue d’empêcher la fermeture de leur usine.

En même temps qu’ils préparent la suppression dans quelques mois de plus 1000 articles du Code du travail, Hollande, Valls et Macron ont décidé de déclencher une répression sans précédent des syndicalistes qui luttent dans les entreprises.

Avec les 8 condamnés de GOODYEAR l’exécutif veut faire un exemple.
Le gouvernement affiche sa volonté de mettre les Procureurs et les forces de polices aux services des grands groupes pour briser toute résistance à la destruction des emplois et de l’industrie.

Evidemment, les militants de terrain en général et ceux de la CGT en particulier sont les plus touchés.

Rien ne justifie cette condamnation qui représente une atteinte aux libertés, à la démocratie et à la dignité humaine, et plus largement la déclaration aux droits universels des Droits de l’Homme. La protestation grandissante confirme le caractère inique de cette condamnation et témoigne de l’attaque en règle contre le syndicalisme et l’exercice du droit syndical dans les entreprises à un moment où se succèdent les lois et décrets les plus régressifs à l’encontre des droits et garanties des salariés.

La prolongation de l’état d’urgence instauré par le gouvernement, dont la CGT, exige avec beaucoup d’autres organisations la levée immédiate, est une arme supplémentaire pour faire taire la contestation grandissante.

Cette offensive conjointe du patronat et du gouvernement, se généralise chaque jour un peu plus et vise à dégager le terrain pour permettre au patronat d’accomplir ses basses besognes contre les salariés, les syndicalistes qui ose contester les choix opérés et ne veulent pas les accompagner.

Cela commence par des réflexions désobligeantes, l’entrave aux institutions représentatives du personnel, le non-respect des droits et moyens syndicaux et va jusqu’à la contestation du rôle même du syndicalisme.
Cela commence aussi à devenir une réalité dans des entreprises du secteur des activités postales et de télécommunications où la répression envers les syndicalistes en lutte au coté des salariés bat son plein avec son cortège de licenciements, mises à pied, intimidations…

Dans notre entreprise, des tentatives commencent à voir le jour (Non remboursement des frais d’élus ou mandatés, discrimination aux primes et à la promotion, demande de sanction envers des élus,…), pire encore, dans certaines DO, comme à la DO Sud Est, les directions essaient d’étouffer à la source ceux et celles non syndiqués qui osent s’exprimer, réclamer, revendiquer, et en particuliers les nouveaux embauchés, jusqu’au licenciement.

La CGT réaffirme qu’elle ne se laissera pas enchaîner de tels comportements et sera aux côtés des militants et salariés qui en sont victimes.
Elle appelle l’ensemble des salariés à se mobiliser pour défendre la liberté d’expression et le droit de revendiquer pour gagner de nouveaux droits dans et hors de l’entreprise.

Journée 23-09

Dans un même temps, des rapprochements se dessinent dans notre entreprise que nous pourrions intituler : DES PAROLES ET DES DIVIDENDES !
Tels pourraient être intitulés les rapprochements boursiers qui ne présagent rien de bons pour les salariés et le syndicalisme, s’ils ne se mobilisent pas.

Groupama-Orange

Le 4 janvier deorange-cash_zwnbv_750_560-630x470rnier, Groupama et Orange ont annoncé rentrer en négociation sur un partenariat qui devrait conduire à la naissance d’Orange Banque et à la prise de contrôle de Groupama Banque par Orange pour 65% du capital.

Le développement des services bancaires via les Smartphones est un marché en développement.

Les principaux acteurs sont bien sûr les banques, dont c’est le coeur de métier.

Ce marché juteux est d’ores et déjà fortement convoité : Orange est déjà présent en Afrique avec Orange-Money et en Pologne avec Orange Finanze, Apple se réserve l’exclusivité de services bancaires sur ses i-phones et Amazon avec le lancement de services de ce type…

L’objectif d’Orange est de poursuivre la diversification de ses activités vers les services financiers avec le développement d’une offre bancaire pour les particuliers et 100% mobiles.

Le lancement d’Orange Banque est annoncé pour début 2017.

Orange – Bouygues

Orange et Bouygues confirment la reprise de discussions préliminaires en vue d’un rapprochement.

La CGT dénonce une nouvelle fois que les choix des opérateurs soient purement financiers.

Il serait temps de définir enfin de véritables projets orange-bouygues-rachatindustriels qui répondent aux besoins de la population et tiennent compte de l’intérêt des salariés.

La presse amène des éléments laissant à penser que la vente, estimée à 10 milliards d’euros, pourrait se traduire pour le groupe Bouygues par 2 milliards de cash et 8 milliards en actions avec son entrée au capital d’Orange.

Cette opération modifierait profondément la structure du Capital avec pour la 1ère fois 2 actionnaires principaux, l’Etat à 19% et Bouygues à 15% avec le risque de voir de ce dernier opérateur prendre le contrôle de notre entreprise dans le futur.

Les déclarations des dirigeants ne suffisent pas. Ce type d’opération ne serait pas sans conséquence pour les salariés des deux groupes.
Contrairement aux déclarations de notre président, la priorité doit être donnée aux salariés et non pas aux actionnaires, aussi, la CGT exige que des engagements soient immédiatement pris par les directions sur les emplois, les sites, les droits et garanties individuelles et collectives et ce, quelle que soit l’issue de la négociation. La CGT FAPT a demandé une audience au PDG d’Orange.

L’accident mortel d’un collègue électrocuté à VIERZON et les derniers suicides confortent notre choix.

Nous sommes en train de revivre la situation que nous avons connu avant la crise sociale de 2009.

Pour revenir au CNSHSCT de l’UES ORANGE, depuis plusieurs mois maintenant, la CGT FAPT constate que les points demandés par les OS, qui pourtant ont ou vont avoir un impact important sur la santé des salariés ne sont pas retenus par la direction.

Pour ce CNSHSCT, la CGT souhaiterait une réponse concernant les points choisis : en effet nous constatons la non prise en compte de sujets demandés qui nous semble important par rapport à des points que vous nous imposez.

Nous demandons la prise en compte :
– Des risques chimiques sur la base des travaux de la DO CE)
– L’évolution des soutiens-formateurs en interne en termes de perspectives d’activités et en terme de reconnaissance. Nous signalons leur mal être depuis plus d’un an.
– L’impact Magnum sur les salariés
– Le bilan de l’accord séniors 2009 et son impact sur les conditions de travail
– Le point sur les expérimentations en cours ou ayant lieu dans les DO et les Divisions
– Le catalogue de Vêtements de travail et dress code (Règles d’Habillement)
– De plus, nous n’avons encore pas à ce CNSHSCT, le point prévu en novembre 2015 sur le complément du bilan annuel du service social (document qui pointe des difficultés que rencontrent beaucoup de salariés notamment les jeunes)
– Impacts HSCT sur l’évolution du domaine de l’intervention (Incertitude face à l’avenir car manque de transparence et accompagnement dans certaines UI, manque de loyauté par rapport aux CHSCT, instauration de la polyvalence, augmentation de la charge mentale, etc..).
– De plus, nous souhaitons aussi vous alerter sur le danger que représente, l’adaptation les activités des domaines techniques et relation clients aux effectifs restants.

Notre PDG avait annoncé en novembre 2015 le plafonnement du recours à la sous-traitance.

Mais nous constatons notamment en relation clients des taux très important accordé à la sous-traitance, ce qui a pour effet de mettre nos salariés en interne en sous charge de travail et en surcharge de travail sur des périodes comme Noël.

Les salariés vivent donc actuellement ces deux facteurs aggravants avec les conséquences que l’on connait sur la santé des personnes.

Il y a une forte inquiétude dans ces métiers avec l’impression que tout est programmé pour faire disparaitre ces activités en interne.

Ce phénomène se constate aussi dans les métiers digitaux comme le chat.

Qu’est ce que la Direction peut donner comme réponse au personnel ?

Ne serait-il pas judicieux de stabiliser nos effectifs en embauchant comme lors de la dernière crise sociale de 2009-2010 pour pouvoir garder des collectifs de travail et des dynamiques de travail.

La CGT FAPT, rappelle que le CNSHSCT est chargé d’examiner les questions générales relatives à la santé et la sécurité au travail concernant l’ensemble de l’entreprise et d’émettre des recommandations.

Il doit bénéficier à ce titre d’une information régulière sur les efforts de prévention et d’amélioration des conditions de travail engagés par l’entreprise au niveau national.

Ces questions peuvent émaner des Commissions de Coordination Technique Santé, Conditions de Travail et Sécurité au Travail de DO ou Divisions composées des secrétaires.

Depuis l’existence de ces commissions, nous n’avons pas senti une grande motivation de la part des directions pour les faire vivre, qui pourtant pourrait alimenter le CNSHSCT.

Merci pour votre attention
La délégation CGT au CNSHSCT