Déclaration préalable de la Cgt au CE de la DO NC Orange des 25 et 26 novembre 2015

Le 13 novembre la terreur aveugle a encore frappé notre pays. Des centaines de personnes ont, viagra 60mg soit péri sous les balles de ces fanatiques, soit été blessées ou traumatisées à vie.

Le 18 novembre, à Saint Denis, la riposte de l’état marquait également des dizaines de personnes. Avant cela c’est le Liban et la Turquie qui avaient payé leur tribut au terrorisme, puis c’est le Mali qui a été visé. La Belgique vit des heures d’angoisse suite à l’état d’urgence qui a été déclaré.
La Cgt présente ses condoléances à l’ensemble des familles et des proches des victimes et assure de son soutien tous ceux qui ont été marqués de près ou de loin par ces attentats.
Mais après l’émotion, après la compassion, il faut trouver le temps de la réflexion et du
questionnement. Comment en est-on arrivé là, que peut-on faire pour que cela ne se reproduise pas ?
Derrière ces atrocités, des discours trop souvent entendus reviennent à grands pas. La guerre ne règle rien, au contraire. Les lieux de tensions et conflits se multiplient avec leurs cortèges de morts, de destruction, de désolation et de haine. Les multiples interventions militaires (en Irak, en Lybie, en Syrie, etc.), loin d’instaurer la démocratie, ont généré un appauvrissement des populations avec des centaines de milliers de victimes et une impasse économique et sociale.
C’est le terreau sur lequel le terrorisme se développe poussant des populations entières sur le chemin de l’exil.
En France, les politiques sociales désastreuses, mises en place par nos gouvernements successifs ont généré des millions de chômeurs, de pauvres, de défavorisés. Là aussi on a préparé le terrain pour une radicalisation de notre jeunesse.
Avant la fin de la 2ème guerre mondiale, lors de la déclaration de l’OIT en 1944, l’ensemble des pays de la planète avait affirmé que seule la justice sociale serait facteur de paix.
Bon nombre de gouvernements l’ont oublié et font le contraire.
La CGT réaffirme ses valeurs de paix et de fraternité dans son combat pour le progrès social, la démocratie, la liberté, la laïcité, nécessaires au bien vivre ensemble. Elle s’insurge contre l’invitation du front national à l’Elysée. Elle refuse toute stigmatisation des étrangers et amalgame entre immigration et terrorisme.
Combattre, écarter les formes de radicalisation passe avant tout par le respect des droits
fondamentaux d’accès à l’éducation, à la culture, à la santé et à l’emploi.
Même si un renforcement de la sécurité semble indispensable dans l’instant, ce n’est en privant la population de ses droits primordiaux que nous réglerons les problèmes.
Après le temps du recueillement, les rendez-vous revendicatifs et mobilisations programmés doivent avoir lieu en travaillant des modalités permettant d’assurer la sécurité des salariés. Pas plus qu’il n’y a de trêve dans les attaques contre le monde du travail, il n’y aura de trêve dans l’action syndicale pour le progrès social.
La transition avec le climat et l’actualité de notre entreprise peut paraitre dérisoire, cependant la vie continue. Si l’état d’urgence risque d’empêcher les salariés, retraités, privés d’emploi de manifester leur colère, il ne stoppe pas les politiques destructrices d’emplois du grand patronat, il n’empêche en rien le dialogue social de se détériorer.
A ce propos, la direction de notre DO a convoqué les délégués syndicaux à une rencontre le 30 novembre sur le climat social. Notre organisation reste dubitative sur la raison de cette rencontre.
Quand nous voyons l’attitude des responsables d’unité, leur entêtement à ne pas écouter, respecter, motiver les salariés, on se demande ce que l’on va bien pouvoir se dire au cours de cette réunion.
Au SCO, le discours de la direction reste un long monologue. Même si l’action des salariés a fait fléchir le discours autoritaire du directeur, les propositions qui ont suivi sont plus qu’insuffisantes.
A l’AD, les horaires de la boutique de Cherbourg sont mis en place avant les négociations avec les DS créant une possible situation d’entrave.
A l’UIN, l’entêtement du Directeur à refuser le passage de l’accord sur la publiphonie en info consult au CHSCT est encore une preuve du peu de respect pour les salariés et leurs représentants. Il est vrai qu’il a peut-être honte de présenter un tel accord aux IRP. La grande majorité des salariés le refuse et demande la poursuite des négociations afin que leurs revendications soient enfin prises en compte.
Pour la Cgt il est plus que temps de se révolter contre tous ceux qui veulent nous imposer leur loi, de quelque manière que ce soit. Il faut se regrouper, lutter, montrer notre fierté et notre volonté de vivre debout, dans l’entreprise comme à l’extérieur.

Déclaration préalable de la Cgt au CE de la DO NC des 25 et 26 novembre 2015