Communiqué de presse

Orange : Nouvelle attaque sur le service universel de la PUBLIPHONIE et sur l’emploi au Havre

La gestion de l’ensemble du parc de cabines téléphoniques publiques et privées est assurée au Havre par Orange. La loi Macron entérine la sortie des cabines téléphonique du service universel. Orange sans attendre la promulgation des décrets a déjà commencé à démanteler le parc de cabines avec une fin programmée pour 2017. La loi prévoit le maintien de cabines là où il y a des zones blanches. C’est-à-dire, là où aucun opérateur ne garantira la couverture par un réseau mobile. Si un des opérateurs couvre par son réseau une zone géographique, elle n’est plus considérée comme « blanche », même si Orange ne la couvre pas.

La baisse d’usage de ces cabines ne doit pas tout autoriser. La résorption des zones blanches ne permettra pas l’accès au réseau dans de nombreuses situations : Les citoyens manquants de moyens pour avoir un mobile ; les étrangers qui n’ont pas forcément un mobile international, les admissions d’urgence à l’hôpital, les lieux comme certains établissements scolaires où le téléphone mobile est interdit, si vous n’avez pas le bon opérateur…

En plus de la suppression du service de la PUBLIPHONIE (cabines téléphoniques), c’est l’aspect social des travailleurs d’Orange qui est en jeu. 56 salariés sont concernés par ce démantèlement au Havre, sans compter les sous-traitants. La direction ne crée pas les conditions pour qu’un véritable projet d’entreprise garantisse des activités et des emplois à long terme sur l’agglomération Havraise. Elle se contente de mettre en place un pôle « accueil technique » au Havre qui desservirait toute la Direction Orange Normandie Centre, servant uniquement à gérer la déflation naturelle de l’emploi jusqu’en 2020.

Le Havre est la plus grande ville en nombre d’habitant de la Direction Orange Normandie Centre, de plus elle est l’une des villes la plus sinistrée de France par le chômage. Orange, en tant qu’opérateur historique, doit prendre sa part dans la relance de l’emploi.

La CGT constate que d’ici 2020, c’est plus de la moitié des salariés qui seront partis (retraite et départ anticipé). Pour l’Unité d’Intervention NORMANDIE, c’est 125 départs depuis janvier pour seulement 24 entrées. La plupart de ces entrées se font avec des contrats de formation en alternance qui ne seront pas nécessairement recrutés à leurs termes.

La CGT-FAPT 76 interpelle l’ensemble des citoyens pour exiger le maintien du service de la PUBLIPHONIE, service d’accès universel à la communication. Le gouvernement ne peut pas priver la population la moins aisée de ce droit et de cette nécessité à la communication. La communication écrite devient inaccessible aux vues des prix prohibitifs exercés, la communication téléphonique devient inexistante pour une partie de la population. Nous ne pouvons rester dans cette situation dans un pays qui se dit développé, et qui au contraire de l’évolution sociale et sociétale que chaque citoyen est en droit d’attendre, se trouve dans une situation où un gouvernement n’a jamais autorisé autant de recul notamment pour les plus pauvres, et autant d’aides au plus riches.

Par ailleurs, la CGT-FAPT 76 appelle les habitants de la région Havraise et les salariés d’Orange à se mobiliser pour créer des emplois dans cette cité. La journée d’action intersyndicale du 8 octobre est l’occasion de revendiquer la création d’un véritable projet d’entreprise garantissant des emplois et de l’activité au Havre et dans sa région.