Prime de départ en retraite chez Orange : le compte n’y est pas !

Le syndicat CGT FAPT 76 réclame le paiement de la prime de départ en retraite à hauteur de 24 mois de salaire pour tout collègue ayant au moins 24 années d’ancienneté et l’ ouverture de négociations aboutissant à un accord d’octroi de cette prime sur des critères professionnels collectifs et transparents. 

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Avec la décision unilatérale de l’entreprise n°51 du 15 décembre 2009, sur décision managériale, l’entreprise peut attribuer des mesures financières individuelles d’accompagnement payées au moment du départ à la retraite. Ces mesures « s’inscrivent dans un cadrage compris entre zéro et 24 mois de salaire global de base ».

La rédaction de cette décision ouvre la porte à toutes les interprétations et à tous les abus possibles de la part des directions d’unités, c’est pourquoi le syndicat CGT FAPT 76 a décidé d’ouvrir en grand le débat sur ce dossier. 

Comment cela fonctionne-t-il actuellement ?

Tout est fait par les directions d’unités pour tirer le curseur vers le bas. Pour elles, le plus près possible de zéro est le mieux. Des consignes sont expressément données pour monter les dossiers sur ces bases.

Les critères d’attribution sont complètement opaques et très souvent liés à la vie privée du ou de la collègue concerné(e), ce qui n’est pas admissible et est tout à fait contestable sur le plan déontologique.

En effet, ce qui relève de la vie privée, de la situation personnelle de chacun est exclusivement du ressort des assistantes sociales et non des RH de proximité. Les AS sont soumises par ailleurs aux mêmes obligations de confidentialité que les médecins du travail (secret professionnel), ce qui n’est pas le cas pour les RH de proximité. C’est l’une des raisons qui nous conduit à réclamer l’instauration de critères professionnels collectifs et transparents pour l’attribution de la prime de départ en retraite.

Pourquoi demander 24 mois pour chaque départ ?

Nous sommes dans une entreprise où chaque salarié compte pour un ; il s’agit d’une chaine où chaque maillon est utile, alors pourquoi faudrait il faire des différences sur la prime de départ en retraite, d’autant que les différences existent déjà, comme par exemple sur le montant des salaires qui sont versés selon les grades, les bandes, les indices, les promotions obtenues, etc.

Pour beaucoup, 24 mois de salaire, ça reste encore très loin d’un 13ème mois qui aurait été payé pendant toute une vie professionnelle, comme on peut le voir dans de nombreuses entreprises comparables à la notre. D’autre part, depuis les années 90, l’ensemble des collègues a dû s’adapter à une ou plusieurs restructurations, à une ou plusieurs mobilités géographiques et/ou professionnelles.

Qu’y aurait-il d’incongru dans ces conditions pour Orange, à  reconnaître ces efforts  par l’attribution au moment de la retraite d’une prime de départ substantielle dont le  montant atteindrait le maximum autorisé par la décision n°51 du 15 décembre 2009, soit  24 mois de salaire (SGB) ?